Après avoir obtenu en 2001 un diplôme de Biologie à l’université Sapienza de Rome, Ugo Borello a effectué une thèse sur le développement musculaire chez la souris et la thérapie génique des maladies musculaires.
Il a reçu le prix de la Fondation Adriano Buzzati pour son travail doctoral.
Ugo a effectué un postdoctorat à l’Université de Californie à San Francisco (UCSF), au sein du laboratoire du Dr John Rubenstein, un des groupes de référence en neurobiologie. Grâce au financement du programme de recherche de l’organisation Frontière Humaine (Human Frontier Science Program), il a commencé à travailler sur les mécanismes moléculaires du développement neural qui régulent le développement cortical.
Il a reçu pour ses travaux à l’UCSF les prix du jeune chercheur de l’Alliance Nationale pour la Recherche sur l’Autisme et de l’Alliance Nationale pour la Recherche sur la Schizophrénie et la Dépression.
Par la suite il est revenu en Europe pour poursuivre à l’Institut Jacques Monod à Paris ses recherches sur les mécanismes moléculaires du développement cortical et des réseaux génétiques qui régulent le potentiel des cellules souches embryonnaires à différencier dans les neurones corticaux.
Ses travaux ont été soutenus par le Neuropôle de Recherche Francilien (NeRF), la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) et la Fondation Autisme.
Ugo a été recruté par Neurodis en juin 2011 sur un poste de Jeune Chercheur de 3 ans pour travailler dans l’équipe du Dr Colette Dehay sur le décodage et la différenciation des réseaux génétiques de prolifération des cellules souches neurales, sur lesquels reposent les espoirs de futures thérapies cellulaires de pathologie neurologique comme la maladie de Parkinson.
Après des études de Biochimie, Biologie Cellulaire et Moléculaire à l’Université de Franche-Comté, Frédéric Brischoux effectue sa thèse dans le laboratoire du Pr Dominique Fellmann à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Besançon. Sous la direction du Dr Pierre-Yves Risold, qui lui transmet pendant ces années sa passion pour la neuroanatomie, Frédéric étudie en particulier une population de neurones caractéristiques de l’hypothalamus latéral, les neurones à MCH (ou à Hormone de Mélano-Concentration) et acquiert l’utilisation des techniques classiques de neuroanatomie telles que le tracage de voies nerveuses, le marquage multiple par immunohistochimie ou l’hybridation in situ. En analysant le développement ontogénétique de ce système, son travail permet la caractérisation de sous-populations de neurones à MCH qui s’intègrent dans des circuits neuronaux différents. Mais au-delà de ses résultats, la force de son travail est qu'il contribue alors à une meilleure compréhension du développement et de l'organisation des régions latérales et postérieures de l'hypothalamus, en proposant une vision de l'organisation de l'hypothalamus différente de celle qui est classiquement admise.
Après sa thèse, Frédéric souhaite s’orienter vers un postdoctorat lui permettant d’avoir une approche plus fonctionnelle. Et, c’est pendant qu’il effectuait sa thèse que les neurones à orexine, une autre population caractéristique de l’hypothalamus latéral, ont été découverts et que leur rôle important dans le maintien de l’état d’éveil a été décrit. Notamment, c’est à cette époque qu’il a été montré que la dégénérescence de ces neurones avait pour conséquence l’apparition des symptômes de la narcolepsie.
C’est dans ce contexte que Frédéric demande au Dr Barbara Jones d’intégrer son laboratoire de l’Institut Neurologique de Montréal (Université McGill, Canada) dont les travaux sur la neuroanatomie et la physiologie des réseaux neuronaux impliqués dans la régulation du cycle veille-sommeil lui font forte impression. Il y effectue un postdoctorat de 3 ans, étudiant en particulier le rôle de l’acétylcholine et de l’orexine dans les mécanismes de formation du sommeil paradoxal. Durant ces années, il peut suivre attentivement les travaux du laboratoire utilisant les techniques d’électrophysiologie in vivo. Il se sent alors attiré par ces techniques d’autant qu’il a toujours pensé que la combinaison de techniques de neuroanatomie et d’électrophysiologie constitue un outil puissant pour étudier l’organisation fonctionnelle de réseaux neuronaux.
Frédéric va alors à Londres (Royaume-Uni), intégrant le laboratoire du Dr Mark Ungless (MRC Clinical Sciences Centre, Imperial College London), pour apprendre à utiliser ces techniques d’électrophysiologie in vivo. Il y effectue un postdoctorat de 4 ans, étudiant le système dopaminergique des aires tegmentales ventrales impliqué dans le contrôle de la motivation. En combinant l’utilisation de techniques de neuroanatomie et d’électrophysiologie, il identifie pour la première fois des neurones dopaminergiques activés par un stimulus aversif. Ces données constituent alors une découverte fondamentale et suggèrent l’existence de deux systèmes dopaminergiques avec des fonctions distinctes mais complémentaires et organisés topographiquement dans les aires tegmentales ventrales.
En 2010, il voit dans l’appel d’offre de la Fondation Neurodis l’opportunité d’utiliser alors ses compétences techniques pour étudier les mécanismes neuronaux impliqués dans le contrôle du cycle veille-sommeil et des troubles du sommeil.
Il est maintenant très reconnaissant envers la Fondation Neurodis de lui apporter un soutien financier de 3 ans et est ravi de pouvoir intégrer le laboratoire du Dr Pierre-Hervé Luppi à Lyon (Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon). Frédéric y étudiera les mécanismes neuronaux centraux impliqués dans le syndrome d’apnée du sommeil, et notamment ceux impliqués dans le contrôle de l’activité musculaire des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil paradoxal. Il espère ainsi que les résultats de ses travaux ouvriront la voie à de nouvelles pistes de recherche au développement de traitements pharmacologiques des apnées obstructives du sommeil, malheureusement encore inexistants.
Après des études de biologie cellulaire et de physiologie à l’université de Bordeaux 2, Eric Ducret effectue son Doctorat en Neurosciences au sein de l’unité CNRS UMR 5816 à Talence, sous l’encadrement du Pr Valérie S Fénelon. Après l’obtention de son Doctorat en Neurosciences en décembre 2006, il part réaliser un stage post-doctoral à l’université d’Otago, Nouvelle Zélande, au sein du laboratoire du Pr. Alan Herbison, de 2007 à 2009 grâce à l’obtention d’une bourse post-doctorale délivrée par l’université d’Otago. Par la suite il postule à l’appel d’offre Neurodis tout en réintégrant la France en tant que post-doctorant, supervisé par le Pr. Alain Artola, au sein du laboratoire de Neurobiologie de la douleur trigéminale, unité Inserm U929, dirigé par le Pr Radhouane Dallel à Clermont-Ferrand.
Depuis son DEA, Eric Ducret s’intéresse à l’altération des propriétés membranaires et de la connectivité des neurones par les afférences modulatrices et la façon dont ces modifications changent l’activité des réseaux neuronaux. Ainsi, lors de sa thèse, il s’est intéressé au rôle joué par les synapses électriques et leur modulation dans la reconfiguration fonctionnelle des réseaux neuronaux en utilisant un modèle invertébré, le système nerveux stomatogastrique du homard. Ensuite, en Nouvelle Zélande, il s’est intéressé aux mécanismes gouvernant la synchronisation des neurones sécrétant la gonadolibérine, éléments clés de la reproduction.
Depuis son arrivée à Clermont-Ferrand, Eric Ducret s’est attaché à la mise en place de la technique de patch-clamp de façon à étudier les mécanismes neuronaux responsables de l’allodynie mécanique, douleur ressentie lors de l’application d’un stimulus tactile normalement non ressenti comme douloureux, survenant notamment lors des neuropathies, c’est-à-dire lors d’une lésion du système nerveux. Le réseau neuronal impliqué dans l’allodynie mécanique ayant été bien identifié par son laboratoire d’accueil, Eric Ducret va déterminer les modifications dans la connectivité de ce réseau responsables de l’allodynie mécanique.
Ce projet, qui devrait permettre la mise en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de ce symptôme jusque là mal pris en charge, bénéficie d’un financement de 3 ans par la Fondation Neurodis
La perception visuelle des primates est au cœur du parcours scientifique de Fadila Hadj-Bouziane. Pendant sa thèse (1999-2003), avec Driss Boussaoud et Martine Meunier à l’Institut des Sciences Cognitives à Bron, elle s’est attachée à l’étude de la vision lorsqu’elle sert l’action (« voir pour agir »). Propriétés neuronales chez le primate non-humain, activations IRMf chez l'homme sain et déficits chez les patients parkinsoniens prouvent l'implication du striatum dans le guidage visuel de l'action, et ouvrent la voie vers une rééducation des patients basée sur leurs capacités cognitives résiduelles.
Son post-doctorat et son projet abordent eux la vision dédiée à elle-même (« voir pour percevoir »). Pendant son post-doctorat (2004-2010), elle a rejoint le laboratoire de Leslie Ungerleider (Laboratory of Brain and Cognition) au National Institute of Health à Bethesda (USA), équipe pionnière appliquant en parallèle l’IRMf à l'homme sain et au primate vigile, en combinaison pour ce dernier avec les enregistrements électrophysiologiques et les lésions. Ses travaux ont porté sur la remarquable capacité du cerveau à réserver un traitement unique et adapté à des catégories spéciales de stimuli visuels comme les visages, capacité essentielle pour une communication sociale adaptée. Ses travaux ont demontré en particulier: 1) le rôle crucial de l’amygdale dans le traitement des expressions faciales, 2) l’existence d’une connectivité fonctionnelle sous-tendant la perception des visages chez le primate humain et non humain, et son altération dans la prosopagnosie (trouble de la reconnaissance des visages) et 3) un lien entre le signal IRMf et les propriétés neuronales enregistrées dans le cortex temporal.
Elle a rejoint en Septembre 2010, l’équipe AVENIR Espace Multisensoriel et Action (INSERM U864), dirigée par Alessandro Farnè en tant que post-doctorante Neurodis. L’attribution d’un poste jeune chercheur par la fondation Neurodis lui ouvre de nouveaux horizons, tant sur le plan fondamental que sur le plan clinique. Son projet explore, non plus l'efficacité de notre vision mais au contraire ses limites. Il consiste à étudier, chez le primate humain et non-humain, les mécanismes comportementaux, ainsi que les bases neuronales de la compétition sensorielle qui nous conduit parfois à "éteindre" des stimuli. L'extinction est le phénomène physiologique, par lequel un stimulus visuel parvenant à un hémisphère n'est pas perçu à cause d'une stimulation simultanée de l'autre hémisphère. Sous sa forme pathologique, elle est associée à l'héminégligence qui suit 50 à 80% des accidents vasculaires cérébraux de l’hémisphère droit et persiste sous forme chronique dans 40% des cas. Ces données seront fondamentales pour comprendre les limites physiologiques du cerveau sain ainsi que la physiopathologie de l’extinction et de l’héminégligence. L’intégration de ces données aux autres travaux de l’équipe sur ce thème, qui seront réalisés en parallèle chez des patients héminégligents, permettront d'optimiser les outils thérapeutiques destinés à la réadaptation des patients.
Après des études de biologie cellulaire et de physiologie à l’université de Grenoble, Céline Amiez a effectué son D.E.A. et son Doctorat en Neurosciences au sein de l’unité INSERM U371 à Bron, sous l’encadrement de Dr. Jean-Paul Joseph. Son Doctorat a été consacré à l’étude du rôle de deux régions du cortex frontal dans les processus de prise de décision chez le primate et a été réalisé grâce à l’obtention d’une bourse du ministère de la recherche.
Après l’obtention de son Doctorat en Sciences fin 2002, Céline Amiez a réalisé un stage post-doctoral à l’université McGill à Montréal au sein du laboratoire du Dr. Michael Petrides. Ce stage post-doctoral a été réalisé de 2003 à 2008 grâce à l’obtention de plusieurs bourses post-doctorales provenant de la Fondation Fyssen, puis des Instituts de Recherche en Santé du Canada, puis de la Fondation Coles. Depuis 2009, elle est associée de recherche au sein de ce même laboratoire. Avec Dr. Petrides, Céline Amiez a effectué plusieurs études d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) visant à établir des dissociations anatomo-fonctionnelles au sein du cortex frontal dans plusieurs hautes fonctions cognitives telles que la prise de décision chez le primate. De plus, elle a développé de nouveaux outils de neuroimagerie fonctionnelle clinique visant à établir une cartographie pré-opératoire en IRMf des hautes fonctions cognitives chez des patients atteints de tumeurs cérébrales localisées dans le cortex frontal.
Céline a été recrutée en tant que « jeune chercheur » sur la thématique du Dr Emmanuel Procyk au sein de l’unité Inserm U846 (Institut Cellule Souche et Cerveau), portant sur l’étude des bases neuronales des processus de prise de décision chez le primate. Céline décrit ainsi son projet :
« Prendre des décisions adaptées dans notre vie quotidienne est fondamentale pour notre qualité de vie et notre autonomie. Les processus de prise de décision chez l'homme sont altérés dans de nombreuses pathologies neurologiques telles que l'addiction, la dépression, ou la maladie de Parkinson. A l’heure actuelle, cependant, les réseaux neuronaux qui sous-tendent les processus de prise de décision restent méconnus. Le but de mon projet est ainsi de développer un modèle primate pour l’étude des bases neuronales des processus de prise de décision. Ce projet pourrait permettre une meilleure compréhension de la neurophysiologie humaine et ainsi des mécanismes physiopathologiques des pathologies neurologiques dans lesquelles les processus de prise de décision sont atteints. »
Ce projet innovant, financé par la Fondation Neurodis pour trois ans, bénéficiera également de l’expertise des équipes de la région Rhône-Alpes spécialisées dans la neuroimagerie fonctionnelle. Pour conclure, Céline ajoute: « Je me réjouis de mettre en place ce projet innovant et je tiens à remercier la Fondation Neurodis et le Dr Emmanuel Procyk pour leur soutien et leur confiance ».
Charlie Wilson vient de Preston (Nord-Ouest de l'Angleterre) et a effectué ses études à l'Université d'Oxford. Après une licence de Psychologie, Philosophie et Physiologie, il effectue une thèse dans le laboratoire du Professeur David Gaffan, et poursuit ses travaux à Oxford avec le Pr Gaffan, et également en collaboration avec le Dr Mark Baxter.
A ce jour, ses travaux de recherche sont basés sur l'intégration de la mémoire dans le processus de cognition et comment le cerveau encode l'organisation temporelle des événements. Entre autre, il s'est intéressé au rôle du lobe temporal médian et du cortex préfrontal sur la mémoire. Il a également étudié les réseaux contrastés du cerveau qui touchent à l'acquisition et la conservation de souvenirs épisodiques.
Plus récemment, Charlie a centré ses recherches sur le rôle des interactions cortico-corticales sur le cerveau, comme un moyen d'aller au-delà de la compréhension des fonctions des régions isolées du cerveau pour se diriger vers une approche de réseaux tout entiers. Cela implique des recherches sur l'intégration de l'information entre les deux hémisphères du cerveau, et également sur l'interaction entre le cortex inférotemporal et le cortex préfrontal. Son projet final au Royaume-Uni examinait le rôle des interactions du cortex pariétal et leur rôle sur la mémoire épisodique.
Charlie Wilson est arrivé à Lyon en mars 2010, recruté pour deux ans par la Fondation Neurodis, pour travailler au sein de l'Unité Inserm U846, Institut Cellules Souches et Cerveau, sur un projet de recherche prometteur dans l'équipe du Dr Emmanuel Procyk : l'étude de la neurobiologie des fonctions exécutives, plus particulièrement en relation avec la dopamine.
La grande majorité de la formation scientifique de Guy Gingras porte sur les effets des privations visuelles survenant au cours de l’enfance et qui perturbent le développement des capacités visuelles normales. A l’aide de modèle animal, il essaie de re-créer les bases neurologiques de maladies ophthalmologiques et évalue ensuite les déficits visuels à l’aide d’études comportementales. Il utilise les mêmes stimuli visuels que chez les patients humains afin de reproduire le plus fidèlement possible les déficits visuels dont ils peuvent souffrir.
Au cours de son année de maîtrise à l'Université de Montréal, il a démontré au cours d’une expérience que des hamsters sur lesquels on avait implanté des projections rétiniennes au cortex auditif pouvaient effectuer des discriminations visuelles. Lors de ses études doctorales à l'Université de Dalhousie, il a évalué les capacités de localisation spatiale de chats amblyopiques. Les déficits de localisation spatiale des animaux amblyopiques étaient semblables à ceux des patients amblyopiques humains, à savoir ils étaient accrus en fonction de la taille des stimuli visuels. De plus, ces déficits ne peuvent être expliqués par une perte de la sensibilité des contrastes de l'oeil amblyopique.
Au cours de son premier poste en tant que chercheur post-doctorant à l’Université de Wake Forest, il a comparé les effets de la présentation de stimuli de la même modalité (intégration unisensorielle) vs. la présentation de stimuli de différentes modalités (intégration multisensorielle) sur l’exactitude de la détection des stimuli. Puis il a effectué un deuxième post-doctorat à l'Université de Pennsylvanie afin d’évaluer à l’aide d’études comportementales et physiologiques (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) le rétablissement de la vision suite à la thérapie génique en utilisant deux modèles canins (atteints d’achromatopsie et amorause congénitale de Leber).
Enfin, grâce au soutien financier de la Fondation Neurodis, Guy Gingras a été recruté en février 2010 pour un post-doctorat de deux ans dans l'équipe de recherche du Dr. Howard Cooper, localisée à Lyon (INSERM Unité 846, Institut Cellules Souches et Cerveau) où il va évaluer le rétablissement de la vision sur un modèle animal. Il est très reconnaissant à la Fondation Neurodis de lui donner l’opportunité de travailler et de vivre en France afin de pouvoir poursuivre ses recherches sur les futures applications cliniques de la thérapie génique dans le but d’éliminer la cécité.
Après des études de neuropsychologie à l’Université de Padoue (Italie), Lucia Carriero a effectué un postdoctorat de 4 ans à l’Université de Padoue et au laboratoire BRAIN à Trieste, où elle a appris à monter des protocoles expérimentaux en utilisant les techniques d’électroencéphalographie (EEG), imagerie à résonance magnétique fonctionnelle (IRM fonctionnelle), magnétoencéphalographie (MEG) et de stimulation magnétique transcrânienne (SMT)
En 2001, elle rejoint l’équipe du Pr. Piero Paolo Battaglini au sein du Département de Physiologie de l’Université de Trieste. A la même période, elle débute une thèse en Neurosciences cognitives à l’Ecole Internationale des Hautes Etudes (SISSA-ISAS). Elle a travaillé principalement sur les processus de la vision et les corrélats de réseaux neuronaux chez l’individu sain, et parmi les principaux résultats de sa thèse elle a découvert des activations au niveau des zones ipsilatérales de l’aire frontale lors de la réponse précédant l’exécution de choix moteurs conflictuels. Elle a également étudié l’implication du cortex pariétal dans la mise en valeur des processus top down dans les tâches motrices conflictuelles.
En 2006, grâce à une bourse Marie Curie, elle rejoint l’équipe du Pr. Thomas Pollmaecher au sein de l’Institut de Psychiatrie Max Planck à Munich, où elle effectue un postdoc en travaillant avec des patients atteints de pathologies neurologiques et des sujets sains.
En 2007 elle part en détachement au Biomedicum Centre d’Helsinki et, sous la supervision du Pr. Porkka-Heiskanen et de ses collaborateurs, elle étudie la microdialyse chez le modèle rongeur privé de sommeil et apprend les bases de la Chromatographie Liquide Haute Performance (HPLC). De retour à Munich à l’Institut Max Planck, elle poursuit son projet sur les corrélats corticaux et sous-corticaux de la susceptibilité émotionnelle chez le patient narcoleptique, en travaillant à la fois avec des techniques d’IRM fonctionnelle et d’Event-Related Potentials (ERPs).
En Février 2010, Lucia rejoint l'équipe de recherche d'Angela Sirigu au sein du Centre de Neurosciences Cognitives (CNRS UMR5229), pour travailler sur les bases neuronales de la douleur sociale avec l'électroencépahalographie intra-crânienne. Lorsqu'elle a appris la nouvelle de son recrutement par la fondation Neurodis, elle a commenté : "Je suis si reconnaissante à Neurodis de me permettre de faire des recherches sur ce sujet délicat et j'espère que cette technique pourra nous aider à mieux comprendre comment le cerveau traite les situations douloureuses au quotidien."
La Fondation Neurodis, quant à elle, remercie la Fondation APICIL du soutien qu'elle a bien voulu apporter à ce projet qui entre parfaitement dans les préoccupations de cette fondation consacrée à la lutte contre la douleur.
Elisabetta Monfardini a débuté un cursus de recherche en Neuroscience à l’Université de Parme, où elle a étudié la Psychologie. Elle a travaillé dans le laboratoire du Pr Giacomo Rizzolatti sur un projet en électrophysiologie chez le primate éveillé visant à étudier les propriétés fonctionnelles des neurones du lobe pariétal inférieur.
Deux bourses d’études européennes lui ont ensuite permis d’effectuer un stage en neuropsychologie à Paris au sein de l’Unité Inserm U610 et de travailler dans le laboratoire de Neurosciences Cognitives de la Méditerranée à Marseille, où elle a rapidement débuté son doctorat sous la direction des Drs. Driss Boussaoud et Bruno Wicker. Son sujet de thèse était l’étude des mécanismes comportementaux et des bases neuronales de l’apprentissage social.
Deux approches ont donc caractérisé son doctorat : la neuroimagerie cérébrale chez l’homme, qui lui a permis de localiser les aires du cerveau impliquées dans l’apprentissage social, et l’approche comportementale chez le primate, visant à valider un modèle animal adéquat pour étudier les propriétés neuronales de ces aires cérébrales. Parallèlement, Elisabetta Monfardini s’est intéressée aux psychothérapies comportementales chez l’homme, à travers une formation en deux ans à l’Université de Provence.
Sa formation en neuroimagerie, sa connaissance des primates non-humains et son intérêt pour la psychologie clinique lui permettent d’intégrer le projet scientifique mené au sein de l’Unité Inserm U864 et dirigé par Martine Meunier. Ce projet a pour but d’explorer les phénomènes de compétition entre perceptions uni- et multi-sensorielles chez le primate éveillé, à travers la méthode de l’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf).
Elisabetta Monfardini a débuté son contrat de chercheur post-doctorant rémunéré par la Fondation Neurodis le 2 juin 2009 pour une durée de deux ans. Elisabetta exprime sa motivation : "J’espère ainsi pouvoir contribuer à ce projet intéressant, qui utilise un modèle animal pour élargir les connaissances issues de la neuropsychologie et de la recherche chez l’homme dans le domaine de la compétition multisensorielle et des phénomènes handicapants tels que l’extinction sensorielle présente dans des pathologies telles que la négligence spatiale unilatérale".
Elisabetta a mis fin à son contrat post-doc au bout d'un an pour démarrer un contrat à durée indéterminée dans une société de R&D. C'est Fadila Hadj-Bouziane qui reprend le projet pour la seconde année de post-doctorat.
Après des études de pharmacie et un DEA en Neurosciences, Mélina BEGOU obtient du ministère de la recherche une bourse pour réaliser sa thèse sur l’étude de la physiopathologie de la schizophrénie et le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques, travail réalisé dans le laboratoire de Neuropharmacologie et Neurochimie de la faculté de pharmacie de Lyon sous l’encadrement du Dr Marie-Françoise SUAUD-CHAGNY. Au cours de sa thèse, Mélina BEGOU se familiarise avec le milieu de la recherche, développe ses capacités techniques, rédactionnelles et organisationnelles ; elle accroît ses connaissances en Neurosciences et découvre l’intérêt des souris transgéniques pour étudier la physiopathologie des maladies humaines.
Une fois sa thèse obtenue, elle obtient une bourse post-doctorale financée par la région Auvergne portant sur l’évaluation d’une substance neuro-réparatrice sur un modèle animal de dégénérescence axonale. Ce travail lui permet de mieux comprendre la physiopathologie de ce modèle animal et de participer à la mise en place sur Clermont-Ferrand d’une plateforme d’évaluation anatomique et fonctionnelle des souris transgéniques.
Elle est donc la candidate idéale pour mener à bien le projet scientifique du Pr Odile BOESPFLUG-TANGUY au sein du GReD de Clermont-Ferrand (Génétique, Reproduction et Développement). Ce projet a obtenu le soutien de la Fondation Neurodis après une expertise scientifique rigoureuse.
Mélina Bégou présente ainsi son projet : "Ce projet a pour but de tester l’efficacité d’une approche de thérapie génique dans un modèle murin de leucodystrophies hypomyélinisantes. Les souris PLOA mimant très finement le phénotype clinique et cellulaire de la maladie humaine, la maladie de Pelizaeus-Merzbacher, elles constituent donc un modèle très pertinent pour tester des stratégies thérapeutiques pour cette maladie jusqu’à présent incurable."
Mélina BEGOU a démarré son contrat de chercheur post-doctorant rémunéré par la Fondation Neurodis le 1er décembre 2008 et ce pour deux ans. "Je remercie la fondation Neurodis et le Pr Odile BOESPFLUG-TANGUY de m’avoir accordé leur confiance pour la réalisation de ce projet dont les résultats devraient apporter des perspectives scientifiques et thérapeutiques très intéressantes" nous dit Mélina.
Mélina a terminé son contrat avec la fondation le 1er décembre 2010 et travaille toujours en tant que post-doctorante à l'unité INSERM 931. Son Projet de recherche est un des projets du programme de recherche européen FP7 appelé Leukotreat. Ce programme a pour objectif de fédérer les recherches en Europe sur les nouvelles stratégies de traitement pour les leucodystrophies.
Après des études de biologie moléculaire et biochimie à l’université de Poitiers, Anne Wierinckx a contribué, dans des laboratoires publics français et étrangers à l’évolution de programmes de recherche dans des domaines très différents. Une fois sa thèse de sciences en poche, elle part aux Pays-Bas de 2000 à 2004 où elle se concentre sur l’étude des mécanismes cellulaires et moléculaires régissant les pathologies neuroinflammatoires. De retour à Lyon, elle s’intéresse plus particulièrement aux mécanismes moléculaires globaux impliqués dans les pathologies cérébrales et neuroendocrines. Cette dernière expérience a permis à Anne Wierinckx de développer, au côté du Pr Joël Lachuer, ses compétences en génomique fonctionnelle, d’adapter les techniques de puces à ADN aux microquantités spécifiques aux travaux de recherche en neurosciences et de se spécialiser dans l’analyse multiparamétrique des résultats de microarray (= puce à ADN)
Le projet scientifique de l'unité U842 dirigée par le Pr Jérôme Honnorat est donc fait pour elle puisqu’il porte sur la réalisation et l'analyse de données de microarray issues de deux thématiques différentes.
La première thématique étudie le rôle des progéniteurs myéloides au cours de l’inflammation chronique observée chez les patients atteints de scléroses en plaques (SEP), maladie chronique inflammatoire neurodégénérative. En effet, une myélopoièse altérée pourrait se produire chez les patients atteints de SEP et contribuerait ainsi au maintien de l’inflammation chronique observée chez ces patients. Les analyses que va réaliser Anne Wierinckx vont permettre de mieux comprendre le rôle des précurseurs myéloides dans leur environnement et d’évaluer l’effet de nouveaux inhibiteurs de la myélopoièse dans des modèles animaux murins expérimentaux.
La seconde thématique porte sur l’identification de marqueurs moléculaires simples à visée pronostique des gliomes de bas grades (GBG) qui sont des tumeurs primaires provenant du parenchyme cérébral. Aujourd’hui les mécanismes oncogéniques (prolifération, transformation maligne) impliqués dans le développement initial de ces tumeurs reste peu connus. L’objectif de ce projet est une analyse multiparamétrique de ces gliomes en vue de l’identification de biomarqueurs pronostiques qui devraient aider à distinguer ceux des patients qui doivent absolument bénéficier des stratégies thérapeutiques les plus agressives.
Grâce au contrat proposé par la fondation Neurodis pour deux ans, Anne Wierinckx se voit investie de nouvelles responsabilités dans la conduite de ces projets. Modestement elle précise : "Je suis heureuse d’apporter ma contribution à des projets de recherches qui me tiennent à cœur dans le domaine des Neurosciences au sein de l’unité INSERM U842".
Anne Wierinckx a obtenu en septembre 2009 un poste de Maître de Conférence à l’Université Claude Bernard Lyon 1 qui a mis fin à son contrat avec Neurodis.
Nous nous réjouissons de ce recrutement qui répond parfaitement à notre objectif de permettre l’insertion dans le tissu académique régional de jeunes chercheurs de talent, et souhaitons bonne chance à Anne dans ses nouvelles fonctions.
Ugo BORELLO
Son portrait
Frédéric BRISCHOUX
Son portrait
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Eric DUCRET
Son portrait
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Fadila HADJ-BOUZIANE
Son portrait
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Céline AMIEZ
Son portrait
Son projet
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Charlie WILSON
Son portrait
Son projet
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Guy GINGRAS
Son portrait
Son projet
Lucia CARRIERO
Son portrait
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